Décembre 2008, N°20

Editorial

La vaccination anti-addiction : mythe ou réalité?

Le concept de vaccination anti-addiction repose sur l’idée qu’il est possible de bloquer l’accès des drogues à leurs cibles moléculaires cérébrales et de les empêcher ainsi d’avoir une action sur le cerveau. Les premiers travaux remontent à 1992 lorsque fut évoqué l’intérêt prophylactique d’un vaccin anti-cocaïne. Depuis cette époque, quelques essais cliniques ont été initiés afin d’évaluer la tolérance et l’efficacité de vaccins anti-nicotine et anti-cocaïne.

Cette approche thérapeutique est fondée sur la production par l’organisme receveur d’anticorps spécifiquement dirigés contre des composés comme la nicotine, la métamphétamine, la phencyclidine et la cocaïne. Après immunisation à l’aide d’un immunoconjugué qui se compose de plusieurs molécules de la drogue à neutraliser greffées sur une protéine porteuse d’origine hétérologue (comme les formes atténuées de la toxine cholérique ou tétanique), l’organisme humain produit des anticorps dirigés contre la protéine mais aussi contre la drogue. Ces anticorps sont essentiellement présents dans la circulation sanguine du sujet immunisé. Ainsi lorsque les molécules de la drogue consommée entrent dans la circulation sanguine, elles sont piégées par les anticorps qui les lient avec une forte affinité les empêchant ainsi de pénétrer dans le cerveau.

En conséquence, le succès de la vaccination anti-addiction repose sur le potentiel de rétention de la drogue dans la circulation sanguine extra cérébrale et la réduction concomitante de son passage au sein du système nerveux central, limitant ainsi son activité pharmacologique et/ou toxique.

Quels sont les faits acquis dans cette approche ?

Actuellement, les étapes suivantes ne soulèvent  pas de difficultés majeures : l’élaboration des vaccins, leur tolérance au travers des résultats issus des premiers essais cliniques, la démonstration expérimentale de l’efficacité des anticorps pour fixer les molécules de drogue dans l’espace sanguin et symétriquement, diminuer leur pénétration cérébrale.

En revanche, ce qui reste très hypothétique est l’efficacité clinique à long terme. Sans ajouter les questions éthiques soulevées par cette approche vaccinale qui, selon les promoteurs, pourraient concerner en première intention des prisonniers ou des enfants. Plusieurs réserves demeurent : l’une tient à la capacité de neutralisation des anticorps qui est très probablement insuffisante ; la seconde interrogation tient à la lenteur de l’élimination de la drogue après son ingestion. En effet, pour observer une efficacité du traitement, il faudrait qu’autant d’anticorps anti-drogue que de drogues ingérées soient présents sous forme libre dans la circulation sanguine au moment même de la consommation de drogue. Ainsi lors de la consommation de cocaïne, les concentrations dans le sang peuvent atteindre plusieurs centaines de ng/ml dans les minutes qui suivent l’ingestion de la drogue par voie intraveineuse ou nasale… L’efficacité de la vaccination passe obligatoirement par la neutralisation du pic de cocaïne, synonyme de passage cérébral très important et rapide si la neutralisation par l’anticorps est insuffisante. On peut raisonnablement douter que la quantité circulante d’anticorps soit suffisante. Même la pratique probable de rappels vaccinaux ayant pour but de maintenir une concentration élevée et permanente d’anticorps ne permettra pas de répondre à cet objectif.

La seconde limite pourrait provenir de la lente élimination de la drogue associée à l ‘anticorps. En effet, des petites molécules comme la cocaïne s’assemblent à l’anticorps mais sont si « petites » par rapport à l’anticorps porteur que l’organisme continue de considérer ce complexe comme homologue. En conséquence, une fois piégées par l’anticorps, les molécules de drogue continueront à circuler fixées à l’anticorps pendant 5 à 6 mois car l’affinité est très élevée, mais seront, bien entendu, inactives sur le plan pharmacologique car fixées à l’anticorps. Ce phénomène diminue d’autant la capacité de neutralisation des anticorps car ceux qui auront fixé la drogue ne pourront plus servir à neutraliser de nouvelles molécules de drogue apparaissant lors des consommations ultérieures. En d’autres termes, si nous imaginons le cas d’un cocaïnomane vacciné mais toujours consommateur, les anticorps anti-cocaïne devraient être majoritairement inefficaces car saturés par les prises précédentes de cocaïne. Ils joueraient alors le rôle d’un « réservoir circulant de cocaïne ».

En conclusion, il est indéniable que la stratégie vaccinale est très attractive dans son concept intellectuel, mais laisse planer plusieurs limites qui pourraient hypothéquer son développement au niveau clinique.


Professeur Jean-Michel Scherrmann, Docteur en pharmacie, Directeur du laboratoire de "Neuropsychopharmacologie des addictions" commun à l'INSERM et au CNRS ; Vice-Doyen et Professeur en pharmacologie et en pharmacocinétique à la Faculté de Pharmacie de Paris

Actualités MILDT

Colloque "Argent de la drogue, économie souterraine et saisie des avoirs criminels en Europe" organisé par la MILDT le 21 novembre à Paris

Organisé dans le cadre de la Présidence française de l'Union européenne au Centre de conférences internationales, l’objectif de ce colloque était de préciser la nature et l’ampleur des pratiques de blanchiment des profits criminels issus du trafic de drogue, et d’explorer les moyens d’améliorer les outils et les pratiques en matière d’identification, de saisie et de gestion des avoirs criminels, en France et en Europe.

300 professionnels français et européens -élus, policiers, gendarmes, douaniers, magistrats, banquiers, universitaires et journalistes- ont assisté à des débats très suivis, du fait notamment de la présence de l’écrivain italien Roberto Saviano, auteur du livre Gomorra , dans l'empire de la camorra.

Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des collectivités territoriales a ouvert les débats en affichant sa détermination à lutter contre une économie souterraine. Elle a annoncé un renforcement de l’action de la plate-forme d’identification criminelle et des groupes d’intervention régionaux, et appelé à une amélioration de la coopération internationale sur les routes de la drogue (MAOC-N, CECLAD-M…) et en matière de saisie et de confiscation des avoirs criminels.

Etienne Apaire, président de la MILDT, a fixé pour objectif que le fonds de concours drogue, alimenté par le produits des confiscations liées à des infractions à la législation sur les stupéfiants, atteigne 8 millions d’euros en 2009 (contre 2,7 millions en 2008).

Enfin, le colloque a été clôturé par Jean- Marie Huet, directeur des affaires criminelles et des grâces, qui représentait Mme Rachida Dati, Garde des Sceaux, ministre de la Justice. Il a annoncé la création en France, avant la fin de l’année prochaine, d’une agence de gestion des biens saisis.

Rencontre annuelle des chefs de projets "Drogues et toxicomanies", le 24 novembre à Paris

Cette rencontre avait plusieurs objectifs dont celui de présenter aux chefs de projets les différentes problématiques en lien avec les drogues et les toxicomanies. Jean Michel Costes, directeur de l'Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT) a présenté les évolutions des consommations de drogues illicites et d'alcool en France ; Jean-Michel Colombani, chef de l'Office Central pour la Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants (OCRTIS) a exposé les évolutions du trafic; Jean-Marie Huet, Directeur des affaires criminelles et des grâces a présenté la nouvelle politique pénale ; et Etienne Apaire a présenté les grandes orientations du nouveau plan gouvernemental 2008-2011. 

Le reste de la journée a été consacré à la déclinaison départementale du plan gouvernemental  tant en termes de dispositifs et financements de droit commun existants, que des enjeux de la coordination interministérielle ou encore des effets leviers des crédits MILDT.

 

62e réunion des Correspondants permanents et conférence du Groupe Pompidou à mi-mandat, les 25 et 26 novembre à Varsovie

Le Groupe Pompidou a tenu à Varsovie à l'invitation de sa présidence polonaise, une conférence d'évaluation de son travail et de ses activités à laquelle le Président de la MILDT était invité. La conférence se situait à mi-mandat du programme de travail 2007-2010, adopté fin 2006 par les ministres des Etats membres du Groupe. Elle a notamment évalué si les travaux menés dans les différents secteurs du Groupe répondent bien aux attentes des décideurs politiques et sont à même de leur fournir les éclairages nécessaires lorsqu'ils définissent les politiques nationales des drogues.

Allocution lors du colloque "Comportements à risque : santé et prévention dans l'enseignement supérieur" organisé par la  Conférence des grandes écoles et des écoles françaises d'ingénieurs, 28 novembre à Evry

Le colloque sur le thème « Comportements à Risques : santé et prévention » organisé à l’initiative conjointe de la Conférence des Grandes Ecoles et de la Conférence des Ecoles Françaises d’Ingénieurs, et avec le soutien de la MILDT, s’est tenu le 28 novembre dans l’école Télécom Management Sud Paris à Evry. 

Etienne Apaire a ouvert les travaux de la journée devant une assemblée de près de 150 personnes, personnels ou étudiants membres des bureaux des élèves. Dans son intervention, centrée sur le rappel des grandes orientations du plan gouvernemental de lutte contre la drogue et la toxicomanie 2008-2011, il a évoqué les données et les tendances actuelles en termes de consommations et a souligné l’importance de l’engagement de tous, équipe de direction, personnels des écoles et étudiants pour la réussite d’une politique de prévention.

 

Europe

Colloque scientifique : "Comment mieux traiter les addictions aux drogues ?"

Organisé par la MILDT les 9 et 10 décembre à la Sorbonne dans le cadre de la Présidence française de l’UE, ce colloque a pour objectif de contribuer à l'identification et à l'expertise des nouvelles voies de traitement des addictions et d'inciter au développement de coopérations de recherche en Europe.
Il sera ouvert par Roselyne Bachelot, ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, et sera clôturé par Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Une vingtaine d'intervenants, chercheurs européens et internationaux et cliniciens de très haut niveau, débattront en présence d'environ 400 participants.

L'objectif du colloque est de contribuer à l'identification des nouvelles voies de traitement des addictions que préfigurent les avancées scientifiques actuelles. De plus, ce colloque vise à poser les bases de futures coopérations en matière de recherche sur ces questions au niveau de l'Union européenne. En effet, si des progrès significatifs ont été réalisés quant à l'efficacité des prises en charge de certaines formes d'addiction (addiction au tabac avec les substituts nicotiniques et de nouvelles molécules pharmacologiques, addiction à l'héroïne avec les traitements de substitution), les cliniciens restent en grande difficulté face à d'autres formes de dépendance qui progressent rapidement. Il en est ainsi notamment de l'addiction à la cocaïne ou la consommation intensive de cannabis par certains adolescents et jeunes adultes. Toutefois, la recherche progresse vite, laissant entrevoir de nouvelles pistes thérapeutiques.

La manifestation s'articulera par conséquent autour de plusieurs thématiques de recherche. La première journée sera consacrée aux avancées de la recherche en neurobiologie des addictions et aux voies de traitement pour les addictions à la cocaïne et au crack ; les travaux les plus récents relatifs à la mise au point de vaccins contre la cocaïne  (cf. l'éditorial ci-dessus) seront présentés et débattus à cette occasion en regard des autres voies de traitement expérimentées pour cette addiction. Par ailleurs, une autre session portera sur les potentialités que représentent les approches telles que les communautés thérapeutiques. La matinée de la deuxième journée sera axée sur les patients eux-mêmes. Des sessions seront consacrées à leur devenir à moyen et à long terme quand ils sont sous traitement de substitution aux opiacés, ainsi qu'à la meilleure manière de les prendre en charge quand ils sont de jeunes consommateurs intensifs de cannabis. Dans l'après-midi, l'accent sera mis sur l'intérêt et les potentialités des arrêts sans traitement, tant en ce qui concerne les drogues illicites que l'alcool. L'objectif du colloque étant de contribuer à l'émergence de nouvelles avancées scientifiques en matière de recherche et de soins, les experts de la dernière table ronde proposeront des pistes pour une meilleure organisation de la recherche sur la prise en charge des addictions au niveau européen.

Si vous souhaitez vous inscrire à ce colloque, il vous suffit de cliquer sur le lien suivant  et de suivre la procédure indiquée : https://participants.ue2008.fr

Pour les journalistes, merci de prendre contact avec le service presse de la MILDT : 01 44 63 20 57

Observation & recherche

Usages de drogues des étudiants, chômeurs et actifs de 18-25 ans

L'analyse des résultats du Baromètre santé 2005 permet de comparer les trois groupes de population.

Les enquêtes restreintes au milieu étudiant montrent que les usages d'alcool, de tabac et de cannabis y sont particulièrement répandus, mais celles-ci ont un niveau de participation assez faible et ne permettent pas de comparer les étudiants à d'autres populations.

Les enquêtes représentatives en population adulte, comme le Baromètre santé de l'INPES, permettent de contourner cette difficulté en offrant des échantillons de taille importante comprenant suffisamment d'étudiants pour effectuer une analyse statistique correcte. Elles offrent de plus une population témoin d'âge similaire.

Le n° 62 de Tendances, publié par l'OFDT, décrit les usages de produits psychoactifs des étudiants, chômeurs ou actifs occupés de 18-25 ans en France en 2005 et compare les trois groupes entre eux ; il fait également état de quelques éléments d'évolution depuis 2000montrant notamment que les chômeurs, ainsi que dans une certaine mesure les femmes, présentent les tendances les plus défavorables du point de vue de la santé.

Document disponible en téléchargement sur le site de l'OFDT.

Application de la loi & lutte contre le trafic

Vaste opération internationale anti-blanchiment

Le bilan de l’opération internationale ATHENA, vaste opération anti-blanchiment d’argent, a eu lieu le 26 novembre à Bercy. Cette opération organisée par la douane française, en coopération avec la Hongrie et l’Italie, a associé les efforts de 28 pays, pour appréhender les mouvements transfrontaliers d’argent liquide liés à des activités criminelles (trafics de contrefaçons, de stupéfiants, de contrebande et fraude fiscale). Des contrôles renforcés des voyageurs ont été réalisés par les douanes aux frontières terrestres, maritimes et aériennes.

ATHENA a permis de contrôler des mouvements de fonds portant au total sur plus de 45 millions d’euros. Elle se distingue des précédentes opérations à la fois par le nombre de pays participants et par l’ampleur jamais atteinte à ce jour du nombre des infractions constatées et du montant des saisies d’argent réalisées.

La première phase de l’opération s’est déroulée du 10 au 17 septembre. Elle associait les effectifs douaniers de 23 Etats membres de l’Union européenne, d’un Etat candidat (Croatie), de trois pays de l’Union pour la Méditerranée (Algérie, Maroc, Tunisie) et d’un pays du Nord de l’Europe (Norvège) mobilisés aux frontières terrestres, portuaires et aéroportuaires pour arrêter les transferts de fonds illégaux. La Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) assurait la coordination de l’opération. L’Organisation mondiale des douanes a mis à la disposition des participants son unité de coordination opérationnelle. La Commission, EUROPOL, INTERPOL ainsi que les cellules de renseignements financiers des Etats membres, notamment TRACFIN pour la France, ont été pleinement associés.

Les résultats ont été à la hauteur de cette mobilisation exceptionnelle :

- 285 manquements à l’obligation européenne faite aux voyageurs de déclarer les transports de capitaux d’un montant supérieur à 10 000 euros, ont été constatés, pour un montant de 7,6 millions d’euros pour l’ensemble des participants.

- 103 déclarations établies pour des sommes d’un montant supérieur à 100 000 euros ont également été vérifiées, pour un montant de près de 38 millions d’euros. 43 déclarations concernaient la France pour un montant de plus de 14,7 millions d’euros.

Si une partie des constatations relevait de la fraude fiscale, des enquêtes ont été diligentées pour certaines opérations en vue d’établir un lien avec des activités criminelles. 37 enquêtes pour blanchiment de capitaux sont actuellement ouvertes dans 5 Etats participants.

ATHENA a permis de confirmer l’ampleur des mouvements physiques transfrontaliers de capitaux et en particulier des mouvements illégaux qui représenteraient, extrapolés sur une année, pour les seuls pays participants à l’opération, près de 365 millions d’euros.

Près de trois tonnes de cannabis saisies par la douane de Lyon

Les agents de la brigade de surveillance intérieure des douanes de Romans-sur-Isère ont procédé le 25 novembre à une saisie de près de 3 tonnes de résine de cannabis lors du contrôle d'un ensemble routier frigorifique immatriculé en Espagne et qui roulait en destination des Pays-Bas. La valeur de la marchandise est estimée à près de 5,9 millions d’euros sur le marché illicite de revente des stupéfiants.  

 

 

Les agents des douanes du Havre ont saisi près de 6 millions d’euros de faux médicaments et de précurseurs chimiques de drogues

Lors du contrôle d'un conteneur en provenance de Syrie et à destination du Honduras, les agents de la cellule de ciblage du port du Havre ont saisi le 18 novembre près de 410 000 cachets de médicaments de contrefaçon (145 kg) et de 11 millions de cachets à forte teneur en pseudo-éphédrine (deux tonnes), précurseur chimique, qui aurait pu permettre la fabrication de 474 kg de stupéfiants. La valeur de ces produits est estimée à 5,8 millions d’euros.

 

Formation

Journée de formation régionale Nord Val de Loire sur les stages de sensibilisation aux dangers de l'usage des produits stupéfiants

Le 18 novembre 2008,  une journée de formation régionale Nord Val de Loire a été organisée par la Direction des Affaires Criminelles et des Grâces en collaboration avec la MILDT et à destination des autorités judiciaires, éducatives, sanitaires et sociales chargées de mettre en œuvre les stages de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants prévus par la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance. L'autre objectif de cette formation a consisté en une sensibilisation aux nouveaux dispositifs sur l’injonction thérapeutique.

Cette journée déclinée à titre expérimental en vue de développer un programme type de formation et duplicable au niveau national sera suivie de la réalisation puis de la diffusion d’un guide sur les stages de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants. Elle aura aussi permis un partage d’expériences sur les stages et leur mise en place.

 

Agenda

Conférence internationale "Drogues et cultures" - OFDT, Sciences Po

L'OFDT et la Chaire santé de Sciences Po proposent du 11 au 13 décembre 2008 à Paris un débat sur le thème "Drogues et cultures"
"Existe-t-il un lien entre les drogues, leurs effets et les imaginaires propres aux cultures contemporaines ?
Peut-on identifier des populations d’usagers réunis autour d’une sous-culture associée à leurs pratiques ?
Quels critères de jugement président actuellement à la pensée des drogues ?
Comment influencent-ils les politiques de régulation du phénomène ?"
Ce seront les grands axes de réflexion qui guideront cette conférence pendant 3 jours.