Février 2011, n°44
Editorial
Pourquoi Warner s'est impliqué dans le concours" TALENTS vs DROGUES"
Lorsque le projet de la MILDT « TALENTS vs DROGUES » m’a été proposé, je me suis immédiatement sentie concernée avant tout parce que je suis moi-même maman. En effet, la prévention contre les drogues et la toxicomanie a évidemment déjà été au cœur de mes discussions avec ma fille que j’ai été amenée à sensibiliser aux dangers et méfaits de la drogue notamment lorsqu’elle grandissait.
D’après moi, l’univers de la musique est l’un des meilleurs vecteurs de communication et de sensibilisation auprès des jeunes. De plus, cette initiative de la MILDT se voulait également différente et innovante dans sa manière de communiquer, en dédramatisant le sujet et en laissant la parole aux jeunes qui me semblent les mieux placés pour faire passer ce premier message de prévention.
J’ai été agréablement surprise par la diversité des chansons que j’ai reçues tant par les univers des jeunes artistes que par leur approche du thème. C’est ce qui m’a d’ailleurs séduite dans le titre ragga dancehall de Jahriki & les Blessin Fire. Leur fraîcheur, leur détermination et leur réalisme sans aucune volonté pour autant de réprimander ou de se poser en moralisateurs m’ont immédiatement convaincue.
L’expérience était d’autant plus riche qu’il s’agit d’un projet commun où les deux autres lauréats (CLIP & VISUEL) ont évolués dans des univers créatifs différents, mais ont su collaborer étroitement pour que la réalisation finale soit d’autant plus pertinente. Ce fut aussi l’occasion de donner une tribune d’expression à ces jeunes tout en leur permettant de vivre une première aventure professionnelle dans un milieu créatif parfois difficilement accessible. Leur implication et leur motivation m’ont beaucoup touchée.
Je tiens aussi à remercier et féliciter la MILDT de son audace dans la modernisation de sa communication en laissant la parole aux jeunes et à leur créativité plutôt qu’en optant pour une nouvelle campagne de prévention classique.
J’espère que ce projet parlera aux jeunes et aura convaincu la MILDT de renouveler cette expérience !
Rose-Hélène Chassagne
Directrice générale Label Warner
Actualités MILDT
Rencontre avec Jeannette Bougrab, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education Nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, chargée de la Jeunesse et de la Vie associative
Le 5 janvier dernier, Etienne Apaire, président de la MILDT, s'est entretenu avec Jeannette Bougrab, secrétaire d'Etat à la Jeunesse et à la Vie associative.
Ils ont évoqué le rôle que doivent tenir les adultes, qu'il soient parents ou professionnels de la jeunesse, dans la prévention des conduites addictives des adolescents et la nécessité pour les professionnels de s'entendre, d'être solidaires et de mettre en place les dispositifs qui s'imposent pour faire avancer cette problématique.
Entretien avec Jean Pierre Picca et Thomas Fatome, conseillers du Président de la République

Audition par la Mission d'information parlementaire commune sur les toxicomanies
Le 19 janvier, le président de la MILDT a été auditionné par la Mission d'information parlementaire commune sur les toxicomanies créée en octobre 2010.
Etienne Apaire est tout d'abord intervenu sur la politique gouvernementale de lutte contre les drogues et les toxicomanies, le dispositif de réduction des risques et les centres d'injection supervisés. Puis, en tant que président du Groupe Pompidou du Conseil de l'Europe, il a fait un point sur la politique menée par les pays membres de ce groupe qui réunit 35 Etats membres et contribue à l'élaboration, au sein des Etats, de politiques multidisciplinaires, innovantes, efficaces et validées en matière de lutte contre la toxicomanie.
Entretien avec Loïc Josseran, conseiller technique santé au secrétariat d'Etat chargé de la Santé
Le 20 janvier, Etienne Apaire a reçu le Docteur Loïc Josseran nouveau conseiller technique du Secrétaire d'État chargé de la Santé auprès du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé.
Ils ont longuement échangé sur le bilan du plan gouvernemental et les mesures qui restent encore à mettre en œuvre dans le courant de l'année 2011. Ils ont également abordé les travaux de préparation du prochain plan gouvernemental, en cours à la MILDT, et les grandes orientations qu'il pourrait prendre dans le domaine de la santé, avec notamment le focus particulier qui devra être mis sur la prise en soins des usagers les plus démunis.
Rencontre avec Catherine Gaudy,directrice générale adjointe de la direction générale de la recherche et de l'innovation (DGRI) du ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

Pour favoriser le renforcement des capacités de recherche dans le domaine des substances psychoactives et des conduites addictives, plusieurs leviers ont été évoqués tels que la participation française au dispositif de coopération scientifique européen " Era-net Drug Supply & Demand Reduction", le financement de chaires d'excellences et la création d'une fondation pour la recherche dédiée.
Etienne Apaire a souligné l'importance de la participation de la DGRI à l'élaboration du prochain Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2012-2015. Il a également proposé que la recherche sur les substances psychoactives et les conduites addictives figure au rang des priorités de recherche de la future Stratégie Nationale de la Recherche et de l'Innovation 2013-2016.
Entretien avec Etienne Guepratte, sous directeur du Service d'information du gouvernement (SIG)

Le 21 janvier, Etienne Apaire a rencontré Etienne Guepratte, sous directeur du SIG afin d'évoquer la stratégie de communication gouvernementale en matière de lutte contre la drogue et la toxicomanie.
Rencontre avec Chantal Jouanno, ministre des Sports

Le 25 Janvier, Etienne Apaire a fait un point avec Chantal Jouanno, ministre des Sports, sur les actions conjointes à mener en matière de prévention du dopage et des usages de drogues dans le milieu sportif.
Entretien avec Hervé Ladsous, directeur de cabinet de la ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et Européennes

Le 27 janvier, Etienne Apaire et Hervé Ladsous, directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie se sont rencontrés afin d'évoquer les orientations à mettre en oeuvre dans les instances internationales en matière de lutte contre la drogue et la toxicomanie.
Visite de la MILDT à la gendarmerie Outre - mer

Cet entretien a permis de mettre en exergue les situations très contrastées entre les différents DOM ou COM. Alors que la production de cannabis (ou équivalent ) est forte à la Réunion, et particulièrement en Polynésie et Nouvelle Calédonie, les Antilles demeurent plutôt un réceptacle des drogues provenant des proches routes internationales du trafic. La Guyane, en raison de sa situation géographique, est pour sa part un lieu de transit pour la cocaïne.
Le sentiment d'un lien entre une prise de produits licites ou illicites et les violences aux personnes constatées, proportionnellement importantes outre mer, est très fort. Il mériterait une démarche statistique pour en vérifier formellement l'existence et mettre en place une stratégie de prévention. adaptée.
L'outre mer a bénéficié de financements MILDT conséquents témoignant de l'intérêt porté par son président à la France ultra marine.
Entretien avec Pierre-Jean Vandoorne, ambassadeur de France en Colombie
Le 27 janvier, la rencontre avec Pierre- Jean Vandoorne, ambassadeur de France en Colombie, a permis d'évoquer la question de la lutte contre la production et le trafic de stupéfiants dans ce pays, ainsi que le défi posé par la route de la cocaïne passant par l'Afrique de l'Ouest.
La bonne coopération opérationnelle et le soutien français aux actions de développement alternatif portées par l'Office des Nations Unis pour la lutte contre la drogue et le crime (ONUDC) ont été soulignés. Etienne Apaire a notamment insisté sur l'importance de la coopération transrégionale avec l'Afrique.
Visite à la nouvelle Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC)
Le 28 janvier, Etienne Apaire s'est rendu dans la nouvelle Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC), dont les locaux sont situés 20 avenue de Ségur dans le 7ème arrondissement, pour rencontrer sa directrice générale, Elisabeth Pelsez, magistrat.
L'AGRASC est notamment chargée de veiller à l'abondement du fonds de concours drogue .
Evénement
Découvrez "Ne joue pas les bad boys" le single du concours Talents vs drogues
Depuis le 24 janvier dernier, les internautes peuvent découvrir sur www.talentsvsdrogues.com « Ne joue pas les bad boys » le" single" du concours imaginé par la MILDT.
Les gagnants du concours se sont impliqués dans cette démarche inédite de sensibilisation créée par des jeunes à l'attention des jeunes, en mettant en commun leur talent pour réaliser un travail collectif (une musique, un clip, une pochette).
« Ne joue pas les bad boys » raconte l’histoire d’un jeune qui va en soirée et pense que pour s'amuser il faut consommer de la drogue. Sa soirée ne sera en fait pas très drôle. C'est sur le ton de l'humour que le clip aborde les différents moments de cette soirée ratée avec un focus plus sombre sur le trafic qu'implique en amont la consommation de drogue.
L'ambition de la MILDT était de toucher plus efficacement les jeunes sur le sujet parfois trop banalisé des drogues, avec un discours qui leur parle car pensé par eux et donc différent de ce qu'ils peuvent généralement entendre.
Le groupe " Jahriki & Blessin Fire," auteur des paroles et de la musique du "single", joue du reggae/dancehall avec pour but de "partager quelque chose de nouveau avec sa génération". Les membres du groupe expliquent : "Le concours talents vs drogues est pour nous un thème inspirant, un bon moyen pour parler simplement aux jeunes, sans dramatiser le discours. Une façon de leur dire et leur montrer que chacun a quelque chose en soi pour se réaliser, pour trouver sa liberté. Certains pensent pouvoir s'échapper d'eux même avec la drogue, mais en réalité ils perdent leur liberté et ce qu'ils trouvent au bout est une vraie prison. Notre chanson est positive, et si elle peut donner envie de bouger tout en faisant passer un message conscient… ça serait déjà une belle victoire".
Ronan Hervé, l'auteur du clip, est un artiste et infographiste breton passionné qui revient d'un tour du monde avec ses carnets de dessin. Il dit « Ayant voyagé autour du globe, j'ai vu les conséquences désastreuses des drogues sur les populations et le climat de terreur créé par les narco trafics. Au-delà des risques directs pour la santé, l'itinéraire de la drogue est taché de sang et c'est aussi pour réfléchir à ce sujet que j'ai voulu faire ce film. J'aimerais par mon clip sensibiliser sur l'origine des drogues et de leurs ravages sur les vies humaines et l'environnement. Ceux qui font la fête dans la défonce pensent rarement aux sources de leur délire artificiel. Les drogues ne sont pas amusantes, elles portent en elles des histoires douloureuses, sales et sordides qu'il ne faut pas oublier. Tout le monde a une passion, (...) en s'y accrochant on peut surmonter ses problèmes et vivre des émotions authentiques sans substances ».
Guillaume Hamon, créateur de la pochette, étudie pour sa part la communication visuelle et multimédia. Sa création visuelle se veut être le reflet des ravages de la drogue et du mal-être que cela provoque.
Ce concours, lancé le 4 octobre dernier par la MILDT, voulait offrir aux jeunes la possibilité de s’exprimer librement avec leur créativité, leurs mots et leurs envies, sur le sujet des drogues. Plus de 100 000 internautes ont visité le site du concours, plus de 50 000 votes ont été recensés et plus de 600 créations ont été déposées. Le 24 novembre, un grand Jury a désigné les trois gagnants : Jean-Thomas VIGAN (Musique), Ronan HERVE (Vidéo), Guillaume HAMON (Image).
"Ne joue pas les bad boys" est disponible sur toutes les plateformes légales de téléchargement.
Photo :"Jahriki et les'Blessin Fire", auteurs, compositeurs et interprètes de la musique de 'Ne Joue pas les Bad Boys'
Régions
Réunion avec les chefs de projet régionaux et leur dispositif d'appui

Un an après la mise en place de ce nouveau dispositif d'appui qui concerne aujourd'hui 18 régions métropolitaines, il a paru nécessaire de faire se rencontrer les structures entre elles et avec les chefs de projet afin d' échanger sur les expériences régionales, les difficultés rencontrées, les projets engagés.
La réunion du 1er février qui a rassemblé autour du président de la MILDT et de son équipe les 18 chefs de projet accompagnés des responsables associatifs a permis de clarifier les rôles de chacun autour d'objectifs communs et d' amorcer la mise en réseau et la valorisation des bonnes pratiques.
La réunion s'est conclue par l'annonce d'une journée de formation qui se tiendra au printemps.
Europe
Les Priorités de la présidence française du Groupe Pompidou du Conseil de l'Europe

L'objectif est d'abord de mobiliser tous les États du Groupe Pompidou autour d'une politique équilibrée de lutte contre la drogue. Cette politique doit s'articuler autour de mesures de prévention visant tant les adultes que les jeunes, de mesures de soins afin que toute personne en difficulté soit aidée de la manière la plus appropriée et de mesures permettant une lutte déterminée contre le trafic et contre les gains fabuleux qui en dérivent.
Il est également nécessaire d'inscrire le travail du Groupe dans la complémentarité des actions menées par d'autres instances et organismes qui sont actifs dans ce domaine. Dans un contexte international caractérisé par la présence de nombreuses instances européennes et internationales qui sont en charge de ce sujet, le Groupe Pompidou doit axer ses activités sur des domaines dans lesquels il a de réels atouts, et faire ce que d'autres instances ne peuvent pas faire.
Enfin, avec 35 États Membres, le Groupe Pompidou dispose d'un domaine d'action géographique important qui rend possible une action d'envergure à l'échelle de la Grande Europe. Tous ces États partagent les mêmes inquiétudes face à la drogue, tant sur la menace que représente le trafic que pour les risques sociaux et sanitaires provoqués par l'usage de drogues. Il est donc essentiel que pendant la Présidence française, les Etats membres puissent partager une communauté de valeurs, de respect des droits de l'homme et, bien évidemment, toutes les bonnes pratiques afin de se renforcer mutuellement.
Application de la loi & lutte contre le trafic
Saisies douanières de stupéfiants en 2010 : un bilan satisfaisant, des évolutions notables.

Le 27 janvier dernier, François Baroin, ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat a présenté les résultats de la douane en 2010.
L'année 2010 aura enfin été marquée par le rôle croissant de la coopération douanière internationale dans le domaine de la lutte contre les trafics de stupéfiants : 50 opérations douanières internationales impliquant la douane française ont ainsi été conduites, tandis que 93 millions d'euros de produits stupéfiants étaient saisis à l'étranger grâce aux services douaniers français.
Au total, 309 millions d'euros de stupéfiants (valeur sur le marché de gros) ont été saisis en 2010 par les services douaniers français, ce qui correspond au retrait du marché de plus de 36 tonnes de stupéfiants.
Formation
Formation des pharmaciens
Le 19 janvier 2011, la pharmacienne, chargée de mission santé à la MILDT a été invitée par le Collège Français des Pharmaciens Conseillers et Maîtres de stage. Ceux ci suivent les pharmaciens d'officine maîtres de stage ainsi que les étudiants stagiaires, en coordination avec les facultés de pharmacie.
L'intérêt de former les pharmaciens au repérage, au conseil minimal et à l'orientation des personnes susceptibles de souffrir de conduites addictives est compris par tous. Il a été proposé de développer des enseignements coordonnés sur ce sujet et de les mettre en place et en pratique lors des stages d’application d’une semaine en officine en 3ème et 4ème année du cursus pharmaceutique. Le pharmacien d'officine a un rôle prépondérant à jouer dans ce domaine et la formation théorique et pratique de l'étudiant pendant ses stages est absolument essentielle.
Observation & recherche
Rapport sur les usagers cachés de cocaïne

Alors que les enquêtes quantitatives récentes ont montré que l'usage de la cocaïne se développait dans des milieux sociaux de plus en plus diversifiés, l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) a souhaité à travers son dispositif TREND (Tendances récentes et nouvelles drogues) être en mesure de mieux décrire ces populations.
Cette enquête qualitative dont les données ont été recueillies dans 8 agglomérations françaises repose sur l'analyse de 50 entretiens conduits avec des consommateurs de cocaïne qui ne sont pas en contact avec les structures sociosanitaires ou les institutions répressives. D'où le terme "cachés".
Le rapport de Catherine Reynaud Maurupt et Emmanuelle Hoareau pour l'OFDT permet de dresser un portrait de cette population largement polyconsommatrice.
Document disponible en téléchargement sur le site de l'OFDT
Données récentes relatives aux traitements de substitution aux opiacés

Depuis près de 10 ans, une coopération régulière portant sur l'étude des données de remboursement des médicaments de substitution aux opiacés s'est mise en place entre la CNAMTS et l'OFDT.
Après l'analyse de données locales relatives aux années 1999-2000 (sur 5 sites) puis 2001-2002 (13 sites), une troisième étude porte aujourd'hui sur deux tirages aléatoires au plan national de plus de 4 500 patients bénéficiaires du régime général de l'Assurance Maladie en 2006 puis en 2007.
Ce nouvel exercice, mené à bien par Tiphaine Canarelli et Anaëlle Coquelin, s'attache à décrire les modalités de consommation des MSO sur ces deux années (niveaux de consommation, associations médicamenteuses) mais approche aussi, à travers notamment les durées de traitement, l'intentionnalité des usages (thérapeutique ou non) et précise, le cas échéant, les abus ou détournements rencontrés, en particulier pour les sujets bénéficiant de buprénorphine haut dosage
Document disponible en téléchargement sur le site de l'OFDT
Suisse : étude sur la consommation problématique d'alcool en milieu professionnel

Il ressort de cette étude, qui s'appuie sur les évaluations des responsables du personnel, que la consommation problématique d’alcool coûte aux employeurs un milliard de francs suisses chaque année (absenteisme, accidents, pertes de productivité). Les domaines de l’hôtellerie (5,1 % de consommateurs problématiques) et de la construction ( 3,9% de consommateurs problématiques) sont les plus touchés et la majeure partie des coûts se traduit en pertes de productivité.
85 % des responsables des ressources humaines sont convaincus que l'alcool peut être source de problèmes sur le lieu de travail. Près d'un tiers des entreprises sondées emploie des salariés présentant une consommation problématique avérée. La part de salariés présentant une consommation problématique d'alcool s'élève à 2 % et selon l'étude, ces salariés ont un rendement de 15 % inférieur à celui des autres.
Près de 14 % des entreprises interrogées se sont dotées d'un programme de prévention et 6 % prévoient de le faire.
Les principales mesures consistent à interdire la consommation d'alcool avant et pendant les heures de travail, à restreindre l'accès aux boissons alcooliques sur le lieu de travail et à fournir une assistance conseil. Plus de 70 % des entreprises tirent de ces programmes de prévention un bilan coût-utilité positif, avec une meilleure ambiance de travail, une réduction des problèmes d'alcool, des absences et des accidents.
Les employeurs peuvent bénéficier d'un soutien. Ainsi, Addiction Info Suisse a développé, un site Internet et publié une brochure à l'intention des employeurs. La Suva a mis pour sa part en ligne des informations sur la gestion de la santé dans l'entreprise. Enfin Promotion Santé Suisse donne diverses astuces par le biais d'un programme pour la santé en entreprise .
Il s'agit de la première étude de ce type en Suisse où jusqu'alors, aucune donnée chiffrée n'était disponible sur les coûts engendrés par l'alcool au travail.
Législation & règlementation
Instruction relative à l’organisation de la prise en charge des addictions en détention
Cette organisation doit s’effectuer conformément au plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2012 et s’inscrit dans le cadre plus général des objectifs et des actions définis au niveau régional dans le cadre des schémas régionaux d’addictologie.
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Instruction ministérielle relative à la sélection des projets dans le cadre de l'appel à projets pour la mise en oeuvre des mesures relatives aux soins, à l'insertion sociale et à la réduction des risques du plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2011
Cette instruction DGS/MILDT/DGCS/DSS/ du 17 janvier 2011 précise les projets qui ont été retenus suite à l’appel à projets pour la mise en oeuvre des mesures relatives aux soins, à l’insertion sociale et à la réduction des risques du plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2011 et notifie les crédits nécessaires au fonctionnement de ces projets.
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Agenda
Réunion de la SFA - "Alcool et psychothérapies"

Cette Réunion se tiendra les 17 et 18 mars 2011 à la Maison internationale à Paris.
Au programme, plusieurs thématiques parmi lesquelles :
- Les pratiques psychothérapeutiques en alcoologie et en addictologie
- Les programmes intégrés
- La psychothérapie au fil du parcours alcoologique
- Adaptation des thérapies
Télécharger le programme (486.7 Ko)
2ème Rencontre nationale "Fêtes, jeunesses et territoires"
La 2ème Rencontre nationale "Fêtes, jeunesses et territoires" aura lieu les 20, 21 et 22 avril 2011 à Bourges sur le thème «Villes festivalières, apéros géants, rassemblements festifs...Quel partage des responsabilités ?»
Organisée à l'occasion du printemps de Bourges, cette rencontre qui a reçu le soutien de la MILDT, est destinée aux élus et personnels de collectivités locales, aux représentants des services de l’Etat, aux professionnels de la prévention et du travail social mais aussi aux organisateurs de festivals ou rassemblements festifs publics ou privés.
Alors que l'on assiste depuis plusieurs années à un fort développement des rassemblements festifs juvéniles dans les espaces publics, son objectif est de proposer un nouveau temps de réflexion et d’échange de constats de terrain.
